Exposition de Montvendre dans la tourmente de 14-18

Nous vous invitons à visiter l’exposition sur la guerre de 14-18 en Mairie de Montvendre à compter d’aujourd’hui.
L’intention de ce travail de recherche et de cette exposition est de mettre ou remettre en mémoire les souffrances et les difficultés des Montvendrois durant les années 1914 à 1919.
Mais, et dans la mesure où les archives existent, toutes les souffrances : celles du front comme celles de l’arrière.

Souffrances de ceux dont les noms sont gravés sur le monument aux morts : leurs parcours militaires ont été rassemblés dans des classeurs.
Citons
l’instituteur Cyrille CACHARD, le premier mort de Montvendre, tué le 21 août 14
Louis BONNARDEL, le plus jeune, mort à 19 ans,
Jean Paul REYSSET, le plus vieux, mort à 45 ans
ou Paul LATTIER mort en captivité.

Mais aussi souffrances de tous ceux qui sont partis et, par chance, sont revenus.
Revenus parfois longtemps après, comme Paul DIDIER ou Élie FAURE, mobilisés début août 14 et démobilisés en septembre 19.
Et puis il y a ceux qui sont revenus mutilés, comme
Paul BAUDE, gueule cassée,
ou Adrien FROMENTON qui avait perdu une jambe et un œil.

Il y a ceux qui étaient prisonniers comme
Toussaint ROCHE qui fit 51 mois de captivité
ou comme Eugène BENISTANT, rapatrié au bout de 2 ans, avec une jambe en moins et, selon le médecin qui l’a réformé, « une maigreur considérable ».

Et puis il y a l’angoisse des familles : les parents, les épouses, les enfants…
Les familles BOUVAT et SAYN qui ont vu partir, chacune quatre fils, et en ont perdu 1 et 2.
Eugène PEYRARD et son fils Henri, qui furent tous deux mobilisés : Henri fut tué en 17.

Celles qu’on a appelées plus tard les veuves de guerre (11 veuves et 19 orphelins). Comme Mélina MICHELARD, veuve d’Édouard, qui avait 4 enfants dont la dernière, Magali, qui est née 2 mois après le départ de son père et ne l’a pas connu.

Des enfants qui grandirent sans père quasiment du berceau à l’école primaire comme Jeanne FURMINIEUX, fille de Jean ou René MORIN, fils d’Eville.

Enfin certains panneaux rappellent les difficultés d’organisation, de travail et de vie de la communauté montvendroise pendant cette guerre.

Les chevaux réquisitionnés et les bras des mobilisés qu’il a fallu remplacer dans les champs ; ce furent essentiellement les femmes qui s’y collèrent.

Les artisans en nombre insuffisant et plus personne pour faire le pain.

Enfin, il est important de lire les correspondances que se sont échangés les soldats Montvendrois et leurs familles. Certaines sont fortes d’émotion et nous donnent une idée plus concrète de ce que tous ces gens ont vécu, que ce soit au front ou à l’arrière.